Speak For Me
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Les notes disparoutes

CHRONIQUE DE L'OUEST - avril 2007

Je repense, le matin, les douches et l'idée que ce qui coulait, coulait vraiment à l'interieur de moi. Jusqu'à la pointe des pieds.

Je repense, le matin, quand je me tourne, et tout ce qui tourne qui ne se remet pas à l'endroit. Une illusion eppileptique.

A quelle heure elle est la marée?

L'arc de triomphe de l'étoile et la vue sur nos vies.

Je crois, je vois les choses devenir plus simples. Les choix qui vont dans le bon sens et les marches qui montent.

Il n'y a aucun doute sur le fait. Ecrire est juste la seule chose qui me sauve des accidents. Des doutes, de la brume du brouillard et des brouillons.

Je m'inquiete pour elle.

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EXERCICES MARSIENS

Il y a la complication parceque je voudrais les choses trop pures.

Il y a l'agacement parceque je rends compliquées celles que je voudrais simples.

En dehors de ça, il y a le sentiment pur et la joie simple. Et il y a tout ce que j'ai toujours voulu.

Il y a cette vérité qui resonne et que j'oublie juste parfois d'écouter. Sa voix n'a jamais été aussi claire.

Mais c'est comme une vieille habitude dont j'ai peine à me debarasser.

Et parfois je desespere juste d'échouer. J'ai plus peur de ça que de n'importe quoi d'autre.

Je ne m'adapte pas si facilement que ça. Il faut me parler doucement pour me faire changer d'avis

(la vraie tendresse me fait tout accepter)

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AUTRES EXERCICES MARSIENS

Il y a les moments seuls, avec les trous et les vides.

Il y a les moments ou je voudrais etre avec elle sans elle derriere le mur vide.

Il y a la peine comme le vinaigre du miel et pis les mots qui transpercent tout. Ceux qui sortent et ceux qui rentrent.

Et ceux qui detruisent tout.

Il y a mon coeur qui peut exploser. Mais je ne sais plus tres bien de quoi.

C'est l'ambivalence, j'entends, qu'il y a dans tout.

L'eau en moi qui voudrait se repandre partout.

Qu'est ce qui pousse et qu'est ce qui empeche je veux dire?

La meme energie, ou strictement l'opposé?

Et c'est quoi au fond les echos, je veux dire?

Des amas de resonnances dans le vide?

Moi je sais plus tres bien. Je ne sais rien au point que je ne sais plus très bien que je ne sais rien.

On appelle ça trouble, doute, brouillard.

Et c'est juste la pire chose qui occupe l'esprit des gens dans cet univers

5.8.07 17:02


Jardin divers

Là au milieu de la foule. Et les champs encore, ceux qui fourmillent. C'est vraiment flippant à quel point tout passe vite. Les gens, les voitures, les pigeons... Et là tout de suite c'est un peu trop effervescent, la foule champagne.

Les rendez vous décalé d'un quart d'heure. Les rendez vous qu'on ne voudrait pas avoir. Les avocats à la cour, et les accidents mayonnaises.

Un banc sur les champs. Qui s'assoit sur un banc sur les champs? Un mec qui:

- viendrait d'apprendre au téléphone qu'il vient de perdre sa femme. Qui a besoin de s 'assoir du coup.

- aurait peur que la nuit tombe. Qui attendrait du coup.

- attendrait sa séance de cinéma pour s'être trompé d'heure.

- attendrait un rendez vous accidentel. Qui attend l'heure du rendez vous du coup.

- aimerait rergarder la foule et l'arc de triomphe.

- aurait froid et qui ne pourrait plus bouger.

- aimerait savoir, s'il y a veritablement des gens qui habitent sur les champs et qui rentrent chez eux.

- prierait

(La lumière s'est relevé après que le jour soit tombé )

Les jours du poisson. Le poisson du jour. Les rencontres de poissons infortuites et les accidents de poissons.

- ecrierait dans l'urgence

19.11.06 17:01


Way To Blue

En bas, il y avait la lumière des fins de journée d'hiver. Et toujours, depuis ce matin, dans les oreilles les echos du radar.
Pour changer, j'aurai voulu qu'elle soit là. Parceque ça ne change pas,  je cours après le temps, et parceque j'ai toujours un peu cette impression, autant. Et elle, qui echappe au temps.
Elle aurait du voir les couleurs qui ne seront pas là demain. Et j'aurai dit je veux les choses avec toi. 
Je veux les choses pas vite, et avoir le temps de regarder le bleu se nuancer avec le soir et le silence.
Je veux les choses avec elle, et le temps qui s'efface et le soir qui décline.
Les bumblebees et les choses qui se chuchotent, encore.

Elle et le bleu de dedans ses yeux.

 

 

16.11.06 00:23


Chronique du rouge gorge

C'est juste inhabituel, et c'est juste que ça n'a rien à voir. J'ai un petit frisson, et je m'assois là, fume une cigarette à coté d'elle. C'est pas vraiment qu'il fait froid, c'est juste que je me perds. C'est juste inhabituel, je reconnais que ça n'a rien à voir.

What am i, darling?

Je regarde mes pieds se balancer dans le vide. Elle dit que c'est normal d'avoir peur. Et tout ce que j'ai maintenant, ce sont ses mains. Je me dis qu'elle a raison, que je l'ai repeté dans le temps, suffisamment pour le savoir. Qu'il faut le prendre, qu'il faut du temps. Je regarde ses mains.

Tu peux m'entendre maintenant? Laissons le temps de coté, juste le temps qu'il disparaisse. Tu peux m'entendre maintenant. Maintenant? Tiens toi à mes mains. Ce n'est pas important de regarder en bas ou en arrière.  Et maintenant? Et maintenant , je ferme les yeux. Je ne me lasserai pas, en tenant ses mains. Je me laisserai bien, maintenant, lui souffler que je l'aime.

 

 

29.10.06 19:12


From my veins to the sea

J'ai somnolé et j'ai éouté de l'orgue à l'église Saint Paul, hum...

J'ai fini par rallumer une cigarette en pensant à Bach, aux coeurs d'artichaud, aux feuilles et au mien. J'avais envie de me retrouver là à écouter Jack The Ripper.

Look at my face...

J'ai regardé ses épaules et ses yeux hier. Elle était vraiment jolie, et après tout c'est pas très grave. Peut être je vais continuer un temps à ne pas très bien savoir et à marcher pied nus dans mes tongs de surfeur quand il pleut. Ca donne l'air de patauger mais c'est frais.

Je m'en fous... quand j'ai des montées de violoncelle dans le ventre

 

I feel like... I don't know what i'm doing

Walkin'... walkin' to my house

 

 

En écoute: Jach The Ripper - Ladies First

30.7.06 20:04


Les archives

Hum, ouais là c'est frappant. Je pointais déjà le doigt sur quelquechose. J'aime bien les mises en abymes, les images sorties de nulle part, le passé arreté deux fois plutot qu'une. 

Faudrait néanmoins que je regarde un peu au delà de ça, ou au dessus en l'occurence ou en avant à la rigueur. J'ai commencé par faire de l'effaçage de masse, ce qui relève de l'exploit en ce qui me concerne. Je garde le fil, je m'y accroche comme si c'était celui qui tenait ma vie et puis je fais des noeuds. Ca finit toujours par faire des noeuds, à force de s'accrocher et de tirer dessus. Je pointe les souvenirs et je les accroche comme le linge qu'on fait secher.

Les souvenirs finissent toujours par faire des noeuds aussi. On peut pas garder un fil à la patte comme ça, on finit par le perdre le fil je veux dire. On sait plus trop quoi comment, ce qu'il y a de l'autre coté. Et puis à quoi s'est attaché.

Il me faudrait un hotel du dauphin (déjà dit). Comme un port de fil d'attache.  Comme si, on pouvait ouvrir les mains, et tout attraper d'un seul coup. Les souvenirs ça devrait ressembler à ça, un jaune d'oeuf au plat qu'on fait exploser dans sa bouche, et le chaud dans son ventre, et le jaune dans son ventre.

 

Photos-archives-6_2.jpg

 

21.5.06 19:06


1 an plus tard

Finalement, 1 an plus tard. Je crois que j'écoute la même musique.

Would you let me walk down your street
Naked if I want to

Y'a les photos d'Alexandra, et ma gorge qui se serre un peu. Je voudrais une conclusion pour ce denouement que je ne comprends pas.

Disons que je suis entre entre deux eaux, ou que je surnage. Un peu comme les precipités pourris qu'on faisait en chimie. En fait, si je voulais preciser ma pensée, je pourrai dire que je fais du deneigement emotionel. Ce n'est ni vraiment désagréable ni particulierement passionnant. C'est juste qu'il faut le faire parceque tu n'as pas vraiment le choix. Peut être en réalité tu l'as, mais de toute façon il faut bien pouvoir sortir de chez soi.
Du deneigement des bêbêtes de dedans la tête...

 

Il me faudrait un hotel du dauphin à rejoindre et un homme mouton à écouter me dire de danser. Je n'en suis pas si loin après tout.

J'ai demenagé, encore, et le chat Miel est mort.

Je me dis qu'il faut que j'écrive un peu. Ca ne rime pas à gd chose, si ce ne sont mes propres mots avec leur reflet deformé de dedans le miroir. Je veux dire, c'est mieux que rien en fait. Et puis honnetement je me dis que ça me fera une activité cerebrale.

Je me suis mis à la guitare, mais quand je gratte les cordes on dirait encore que je descend un escalator qui monte.

Je dis "quoiqu'il en soit" vachement plus qu'avant .

C'est une sensation étrange de se découvrir amoureux de quelqu'un trop tard. Etrange et totalement merdique.

Quoiqu'il en soit...

 

En écoute: Cocorosie - La maison de mon rêve

19.5.06 18:00


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